Bein, voilà.
Hoyanhn (pour changer un peu) a dit :
"Tu as le droit-l'autorisationd'écrire ce soir."
Ce soir, je refête l'endormissement de l'écriture décidée en mon âme et conscience début septembre et puis mes trente années d'écoulement de la vie déjà sur cette terre.
Ce soir, les hommes tournent encore, just like me.
Lâchtaplum s'endort avec ses quelques trois années sur cette toile, Sterenn (ou moi-même apparemment) continue à observer le monde avec les méthodes du monde : se bourrer la tête de
milliards de notions à articuler entre elles avec logique humaine. J'observe, donc, jouet humaine dans la main des humains le monde humain qui valse dans mes humaines menottes. (Non,
je ne traduis pas).
Je prévois une évasion et un retour dans le temps éternel sans pression ni stress, ceci dans une année, moment où j'atteindrai le zen absolu, éternité dans le temps à peu près ça.
Et puis je prévois un retour de ma plume ici-même avec force conseils de bouquins, trucs et bidules parce que c'est tellement moi.
Sur ces tournissantes30 nouvelles 30dans l'30alambiquementisme de mes 30motsmes incomprehenssiblissimes, je vous abandonne à votre temps plus ou moins humain selon la nature de votre être
occidental, hommes et femmes clignotant de loin en loin sur la toile 30rêvée du monde.
biz30mmes
Toute l'écriture est de la cochonnerie, on est bien d'accord, en dépit de cette vérité "l'Allant vers" est né il y a quelques déjà deux petites années, revue de poésies, nouvelles, textes en tout genres, rassemblement de paroles plus ou moins soignées, un peu brouillonnes ou pas du tout, autour de la même table dont les pieds s'étendent de Nîmes à Paris. Son envergure est bien entendu considér-A-ble. La voilà depuis le 20/06/07 sur le web, pour votre plaisir, je le souhaite.
http://lallantvers.blogg.org/
[...]
Le monde des sensat
est un arbre
basé sur
qui dort
morale morille
Merde.
Le que
le
distinctif
n'est pas l'imperceptible perdu
d'une pensée universelle
qui se retire d'un certain point
sur lui même
mais un
de Lucifer que j'ai foutu
en l'air
en un temps où j'en savais infiniment moins que maintenant.
[...]
extrait de "ti largar" ,
Suppôts et Suppliciations
"Il y a quelques jours, il y avait une émission sur les poètes marocains; Celui qui m'a paru le plus vrai est Abdelatif Laabi; Les autres parlaient une langue trop parfaite;
La perfection ampoulée est suspecte" m'écrit
Mahatma, un ami retrouvé depuis peu.
Ma réponse :
"Je pense comme toi au sujet de la "perfection ampoulée" de la langue, suspecte, oui, car l'homme qui passe son temps à polir ses mots passe trop de temps devant son miroir littéraire (suis-je assez beau ainsi ? semble-t-il se demander), il faut quitter le narcissisme (parfois bien caché
blabla) pour aller vers la vie, la littérature n'a aucun sens si elle n'est pas pleine de vie blabla. Ecrire, c'est, pour moi, partager avec ceux qui le désirent un regard particulier sur la vie blablablablabla. Ce regard autre, car nous sommes tous prisonniers de nous même (ça commence par notre perception forcément limitée) c'est une joie bla!!! d'y accéder par l'oeuvre d'art 'peu importe sa forme si elle nous touche) et on doit donc lorsqu'on ne peut pas faire autrement blaaaa que créer, faire l'effort de restituer le mieux possible notre regard particulier car il appartient à plus que nous même, il appartient à l'humain. aaah Lorsque les mots devienent plus importants que la vie qui est en eux, cela ne m'intéresse plus. bloublou C'est ce qu'Artaud entendait, il me semble" par "toute l'écriture est de la cochonnerie". C'est vrai. Mais ça demande de redéfinir tous les termes."bliblablablououou
Vous pouvez découvrir Abdelatif Laabi et ses beaux poèmes sonores sur son site :
http://www.laabi.net