Mercredi 19 décembre 2007
Voilà que je range tous ces papiers qui encombrent et que je tombe sur une page volante de journal plus ou moins très intime et que je vous livre donc l'intime :
"16/11/07
Café. Grève. Monde. Le Monde des livres. "Mes sentiments dévoués" Claire Paulhan ou je ne sais plus quoi de dévoué. Etre libraire, être dévouée à la pensée et à la culture, créer ce climat où les
pensées circulent, de la chaleur et de l'énergie, de l'échange, du contact.
Lorsque je lis Nancy Huston sur Annie Leclerc, l'impression de lire ma pensée qui n'avait pas pris le temps de se dire.
Comment ça se fait cette universalité?
"Ne plus quitter ce lieu de l'écriture, accueillant jusqu'à la plus radicale aphonie l'absence de tout lieu. Lieu vivant de mon deuil.
Lieu de l'absence, de la présence dérobée.
Il n'y a d'autre lieu que celui du livre.
La vie est un rêve.
Quand j'étais une enfant, je rêvais de vivre.
Après j'ai vécu de rêves.
Et maintenant je rêve que j'ai vécu."
Il n'y a rien de plus universel que nos rêves.
Je vois dans le monde qui m'entoure l'absence d'issue, il faut lutter pour l'ouverture du coeur et de la tête, manoeuvrer au milieu des tensions avec cette impuissance, ce poids. Il y a un abris
pour l'avalanche en soi.
Annie Leclerc ou Pessoa. Pessoa ou être humain X aurait pu écrire cela. Personne. Ce qui se passe lorsqu'on écrit, on effleure, on tient du bout des doigts une manière de dire, un possible
de quelque chose au fond de soi qui n'a pas de mots ou pas que ceux que l'on choisit.
J'avais écrit un texte intitulé "Lieux !" et cet autre "DésOrdre" et il y avait ces paradis sans lieux faits de moments, ces instants.
Elles me touchent au plus profond. Les amies.
[...] Parfois je ne sais plus si je dois mettre des mots encore, les voler au temps ou les laisser partir, luxe de ce choix.
C'est un moment.
Je suis pleine de devoirs.
Lieu de l'écriture. Lieu.
Je ne sais plus où.
[...]"
Il vous faut absolument lire les aventures de mon amie Meltem partie au pays des lullebulles géantes. Au moins l'article du 20/08/07, en direct de la
Birmanie !
ici :
http://meltem-en-birmanie.blogspot.com/
voilà un blog que j'aime particulièrement parce qu'il me fait rire et que l'on ne ricane pas trop bêtement , enfin si mais qu'est -ce que c'est bien !!!
http://naafo.over-blog.com/
et bien l'article du 5avril 2007 "Instruction civique avant les élections" est à lire, vous pourrez y lire une interview de lilian thuram exprimant ce qu'il pense de monsieur sarkozy.
je sais, vous n'en pouvez plus de ce nom là... et je prêche certainement à des convaincus mais allez voir, ça va à l'essentiel, c'est efficace !
oui, lâchtapluplume s'la joue politique, bein oui, tout est possible.
"Je me souviens d'avoir été laurier - rose et poisson muet." Pythagore
"Le réalisme est une illusion de réalité, le personnage est toujours l'auteur, l'objet est personnage, il est l'auteur, cet arbre que je regarde et décris est touché par la culture, il est Jeanne d'Arc et la retraite de Moscou, nos ancêtres les Gaulois, la Joconde, il est mon oeil." Romain Gary
"Car Je est un autre. Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Cela m'est évident : j'assiste à l'éclosion de ma pensée : je la regarde, je l'écoute : je lance un coup d'archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d'un bond sur la scène.
Si les vieux imbéciles n'avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n'aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s'en clamant les auteurs ! "Arthur Rimbaud - Extrait d'une lettre à Paul Demeny, 15 mai 1871
"Toutes les formes d'amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, - et le suprême Savant ! - Car il arrive à l'inconnu !" Rimbaud, même lettre dite "du voyant"
"L'intelligence universelle a toujours jeté ses idées naturellement" Rimbaud, même lettre
A vous mes lectrices et lecteurs chéri(e)s
d'abord merci de continuer à lire ce blog qui fait semblant de mourir et puis si vous vous ennuyez et que vous avez envie de vous mar-poiler un peu , veuillez lire ce blog (c'est pas parce que c'est mes amis qui écrivent, c'est juste qu'ils sont trop forts) et que le suspens sur kakoubix est à son comble :
http://www.annuaire-blogs.net/17058_|_Les_Argonautes_de_l'Espace.html
Sinon, à part ça j'ai lu
Lignes de faille de Nancy Huston en digne fan qui se respecte et bon, ça va, c'est pas mal... c'est très bon quand même.
Dimanche 17 décembre 2006
à lire : "L'écart" de René Pons
http://appendices.free.fr/regardretrait/page1-2.htm car comment dire ça autrement ?
pour avoir accès à "appendices" , cliquez sur le visage ..
Mercredi 13 décembre 2006
à voir :
les huggyhomers :
http://huggyhome.over-blog.com/
parce qu'ils sont drôles et bien ("bien"signifie : littéraires, sympas*), vous conseille leurs liens plein de nancy huston et de rené char... pas de la crotte..
* je ne définierai ni "littéraire" ni "sympa", c'est déjà pas mal ...
et puis parce que rené c'est mon amoureux, un petit poème pour vous, à peine long en fait, patience :
Loin de nos cendres
Notre gâteau de chimères s'étant roussi à son couchant, les premières veilles du temps rival apparurent aux regards.
Plus de limousine noire pour nous emporter sur ses infatués coulissaux. Destitution vaut possession. Une fine poussière nocturne dérangeait à peine le duvet de ton visage endormi. Ce qui arrivait des étoiles n'était pas théâtral mais observé. Ma timidité renaissait sous de soigneux dehors, ceux que les gelées blanches accordent aux herbes au repos sur le revers des plateaux glacials.
La souffrance commune en dépit de l'aiguillon des échos raréfiés chantait l'hymne hyalien. L'ovation finale n'alla pas à un demi jour sépulcral, mirifique verrier, mais à une file d'anguilles pressées de quitter le ruisseau natal pour les rivières aux parois inégales. Là s'asemblent les aulnes. Sur le lit du courant passe le vang, le virtuose du retour.
1981
René Char
Je vous signale la naissance d'un enfant post terme, un bébé bizarre que nous aimons bien et que nous avons sauvagement nommé "appendices"..
Just have a look :
http://appendices.free.fr/
Dimanche 19 novembre 2006
faut reccopier ça et taper sur entrée :
http://www.khaluan.com/article-1373269-6.html
(parce que sur cet ordi bizarre, y'a pas word et donc jpeux pas faire de copier coller digne de ce nom pour faire un lien)