Mardi 18 mars 2008
je suis pleine de lentilles et de satisfaction.
par sterenn publié dans : délirium
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Jeudi 13 mars 2008
bein, y'a un problème, y'a plus la place pour la foultitude de vos commentaires, over-blog déconne grave,  info d'importance internationale. Aussi j'ai rien à dire, je vais boire mon café et j'écoute çyann and ben, un truc  bien mais déprimant, ça va parfaitement avec le ciel de paris du jour. ahahahahaha !

par sterenn publié dans : écrire pour rien
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Vendredi 7 mars 2008
J'oubliais cette information capitale qui nappelle pa de réponse:je suis,je cite ma françoise, blanche comme une merde de laitier.


par sterenn publié dans : text o d'enfer
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Mardi 4 mars 2008
par sterenn publié dans : délirium
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Mardi 4 mars 2008
Dimanche 26 janvier 1919
[...]
Depuis vendredi où j'ai souffert de la voir avec ce Maigret insupportable, je ne pense qu' à elle, m'obstinant au charme têtu et délicat de son visage,  à ses yeux couleur de crépuscule, à ses longs cils soyeux qui caressent une joue enfantine,  à son petit nez aux narines palpitantes, et  à la bouche enfin, ravissante, entrouverte sur un sourire couleur de perle qu'elle offre à tous, la tête renversée, avec un battement de cil voluptueux, une irrévérence de petite fille coquette qui fend le coeur, car elle est si menue, si petite, avec des chevilles si fragiles que l'on a tout le temps peur qu'elle n'ait de la peine ou du mal. On voudrait la protéger, l'aimer, la défendre. Cependant, dès qu'elle abandonne son exquise politesse et sa puérilité, dès qu'elle parle de choses qu'elle croit plus sérieuses, c'est elle qui domine au contraire et qui combat. Sa voix très agréable et douce se durcit d'autorité, d'indifférence. On sent qu'elle pense : "je peux commander, dire ce que je veux, je suis riche et n'ai besoin de personne, car mon notaire me défend."
La façon également dont elle donne sa main à baiser prouve toute son assurance, son égoïsme, sa vanité. Il y a de la dureté en elle, toute une armure sous de la soie, une armure camouflée d'enfantillage, car elle redevient si petite par instants, si petite qu'on a envie simplement de l'embrasser et de l'appeler ma petite fille chérie.
Ne pas oublier cependant qu'elle a un intérieur de démon, rouge, or et noir, de tout petits divans durs à sa taille où elle s'étend comme une petite reine, trop douce pour ne pas être infernale et s'abandonner à toutes les voluptés, et qu'il faut se méfier d'elle, de sa grâce trop mièvre, de son changeant sourire, de son autorité suppliante et de sa douceur tyrannique.[...]

Mireille Havet Journal, 1918-1919, éditions claire Paulhan




par sterenn publié dans : lectures
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