Eté 2005, devant une magnifique rivière (voir les aléatoires photographies un peu plus haut) :
_"Oh c'est trop beau une nébuleuse de taboulet s'enfonce dans les tréfonds !! " E.
le lendemain à une terrasse de coffee :
_"C'est vrai que c'était magnifique cette nébuleuse jaune sur fond vert..." E.
même terrasse, même coffee, même heure, angle de table différent :
_"ksskss c'est le couscouss en arabe" R.
_"c'est pas vrai, c'est les cigales!" T.
par sterenn
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écrire pour rien
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j'avale de la pensée sauvage en gélule de temps en temps.
par sterenn
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Le journal d'Etty Hillesum commence comme une thérapie. Il faut qu'elle sorte, extrait cette souffrance recluse dans une part intime d'elle -même. Etty commence par montrer derrière son apparence de fille intelligente et sûre d'elle, aimant les hommes plus que le mythe de l'unique, une autre facette : ce qu'elle comprend du monde des autres l'enserre, finit par l'étoufffer et cette souffrance toute psychique se traduit par des états physiques intolérables. Etty ouvre son journal sous les conseils de son "thérapeute"Julius Spier, disciple de Jung aux méthodes contreversées et qui deviendra l'être le plus cher, ami amant, à qui elle livrera (ainsi qu'au cahier) le regard sensible, plein de nuances qu'elle porte sur le monde qui l'entoure.
Ce qui m'a frappée, c'est le passage de ce qu'elle qualifie elle -même de "chaotique" en joie et paix avec soi. Etty découvre une dimenssion en elle qu'elle nomme "Dieu" que je qualifierai quant à moi d' Humaine, tellement plus humaine que la Hollande qui au même moment (seconde guerre mondiale) se durcit, donnant tout pouvoir à de petites gens au service du nazisme.
Ce qui est magnifique chez cette jeune femme , c'est son regard sur autrui qui ne sombre jamais dans le manichéisme (que l'on aurait pourtant pu comprendre à l'époque). Elle peut voir comment l'appétit de pouvoir chez un homme frustré, en manque d'amour conduit à la brutalité malheureusement mise au service d'un système totalitaire. Elle s'attriste de voir des juifs ne penser qu'à cacher leur vaisselle alors que pour elle, il est temps de penser à préserver quelque chose de plus précieux. Née juive, Etty est consciente d'être confrontée à un "destin de masse", prenant d'abord le visage de conditions de vie plus difficiles (longues files d'attente, interdiction de se rendre dans des parcs...) puis celui plus féroce de départs pour le camp de Westerbork et s'y prépare. Elle se prépare à cette mort et habitée par un sentiment de plénitude et de joie (qu'elle n'ose exprimer tant celui-ci paraît fou), elle ne songe plus qu'à préserver cet essentiel qui vibre en elle ainsi qu'à alléger le poids des souffrances qui se resserent autour d'elle. "Il faudrait avoir un soleil accroché à ses entrailles pour continuer à voir un sens à sa vie". C'est le genre de considérations qu'Etty pouvait tenir et réussir à incarner sans mysticisme gâteux.
Etty symbolise pour moi ce soleil, le "coeur pensant" de Westerbork, impérissable.
par sterenn
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"Jennifer, Sterenn est partie à la conquète du plafond ! (Peut être, elle cherche la fissure !) Elle est montée sur la bibliothèque ! " (source http://www.ecolebizu.org/dialogue/dialogueArchive9.html )
N'ayant toujours pas répondu à la question qui vous taraude, j'ajoute que :
"Sterenn est un polarimetre a deux canaux tres performant permettant
des mesures de polarisation lineaire de haute precision. L'instrument
est equipe de diodes a avalanche (EG&G), plus sensibles que
les photomultiplicateurs conventionnels. Le polarimetre couvre
actuellement la plage 500-1000nm (e.g., VRIz) et le prolongement a la
plage 400-1000nm (e.g., BVRIz) est prevu.
STERENN permet de mesurer des etoiles jusqu'a la magnitude 15 et
d'obtenir une incertitude sur la polarisation sigma_p = 0.1% en R et I
(0.2% en V et z) en 30m d'integration sur la source."
(source : http://www-laog.obs.ujf-grenoble.fr/heberges/pnps/PLAIN/ForumInstrumentation/Auriere_TBL.html )
par sterenn
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mon dernier excellentissime chocolat-roman :
"une adoration" de nancy huston. Je me suis laissée aller au plaisir d'être le juge , unique personnage silencieux du bouquin à qui tous les autres s'adressent pour apporter leur témoignage. En efet, Cosmo est mort, assassiné, et tous en parlent à "votre honneur", le seul qui reste muet comme une carpe, Dieu, l'univers ou encore un lecteur.
Et je dois dire que contrairement à ma crainte, je n'ai pas été déçue par les personnifications (on a l'étang, le poignard...) qui prennent aussi la parole, ça ne rend pas le récit bizarrroïde, ça n'empêche pas de croire à ce qu'ils racontent. Même "la romancière" se permet d'intervenir, de couper la parole, de donner son avis, moments qui m'ont fait mourir de RrRrire.
C'est de la balle universelle intergalactique ce bouquin.
Voici en apéricube les deux citations que nancy (je suis une fanatique fanatique de nancy maintenant) a mis en exergue à ce chef d'oeuvre :
"Le réalisme est une illusion de réalité, le personnage est toujours l'auteur, l'objet est personnage, il est l'auteur, cet arbre que je regarde et décris est touché par la culture, il est Jeanne d'Arc et la retraite de Moscou, nos ancêtres les Gaulois, la Joconde, il est mon oeil." romain gary
"Toi seule es réelle." rainer maria rilke (à lou andreas-salomé)
Je ne me suis jamais autant posé de questions sur l'identité qu'en lisant nancy huston (notamment "nord perdu"). Je ne me suis jamais autant sentie étrangère à moi même que depuis cette lecture.
Grâce à elle j'ai aussi découvert les portes du temps (qui m'étaient closes, imaginairement parlant) grâce à son "instruments des ténèbres", je veux dire que j'ai découvert que le temps passé était vivant et que si nos contemporains nous é -meuvent (nous transforment, nous font), il en est de même des "morts" qui continuent à nous faire "vibrer" tels les ondes d'un ricochet, enfin disons que j'ai continué à élucubrer grâce à quelques passages... L'écriture permet d'intensifier les ondes mais il en est de très subtiles surlesquelles les sorcières telles nancy savent surfer.
par sterenn
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"Il y a quelques jours, il y avait une émission sur les poètes marocains; Celui qui m'a paru le plus vrai est Abdelatif Laabi; Les autres parlaient une langue trop parfaite;
La perfection ampoulée est suspecte" m'écrit
Mahatma, un ami retrouvé depuis peu.
Ma réponse :
"Je pense comme toi au sujet de la "perfection ampoulée" de la langue, suspecte, oui, car l'homme qui passe son temps à polir ses mots passe trop de temps devant son miroir littéraire (suis-je assez beau ainsi ? semble-t-il se demander), il faut quitter le narcissisme (parfois bien caché
blabla) pour aller vers la vie, la littérature n'a aucun sens si elle n'est pas pleine de vie blabla. Ecrire, c'est, pour moi, partager avec ceux qui le désirent un regard particulier sur la vie blablablablabla. Ce regard autre, car nous sommes tous prisonniers de nous même (ça commence par notre perception forcément limitée) c'est une joie bla!!! d'y accéder par l'oeuvre d'art 'peu importe sa forme si elle nous touche) et on doit donc lorsqu'on ne peut pas faire autrement blaaaa que créer, faire l'effort de restituer le mieux possible notre regard particulier car il appartient à plus que nous même, il appartient à l'humain. aaah Lorsque les mots devienent plus importants que la vie qui est en eux, cela ne m'intéresse plus. bloublou C'est ce qu'Artaud entendait, il me semble" par "toute l'écriture est de la cochonnerie". C'est vrai. Mais ça demande de redéfinir tous les termes."bliblablablououou
Vous pouvez découvrir Abdelatif Laabi et ses beaux poèmes sonores sur son site :
http://www.laabi.net
surtout n'écris que si t'as l'esprit de contrindication