Mardi 8 avril 2008
Melissa Patiño accusée de « terrorisme » pour le « délit » de Poésie
Demande urgente de signatures pour sa liberté
(En bas, lettre au Président du Pérou)

La poète Melissa Patiño Hinostroza (20 ans) a été arrêtée et accusée de « terrorisme »
au Pérou.
Son « délit » : avoir participé en tant que promoteur culturel à une rencontre politique de Coordinatrice Continentale Bolivarienne, qui a eu lieu à Quito, Équateur.
Elle appartient au groupe culturel « Cercle du Sud », dont la tâche est d'organiser récitals de poésie à Lima. Melissa prend part aussi à la production d'une émission de radio ; Elle étudie à l'Université.
Son « délit » : être poète, aimer la vie, aimer autrui, aimer un monde juste.
Melissa fut arrêtée par la police péruvienne, lors de son retour au Pérou. La télévision l'a montré ainsi qu'une « terroriste » qui « voulait saboter les sommets de chefs d'État que prépare le Pérou »
Le Président du Pérou, Alan García, ne fait rien d'autre qu'être à genoux face à George W. Bush et sa politique perverse du « terrorisme préventif ».
Melissa est poète, innocente de toute innocence. Elle n'a pas même fait acte de militantisme.
Elle écrit.
Amis, la vie de Melissa est en sérieux danger !
Il faut agir sur-le-champ.

http://sutesector17.blogspot.com:80/2008/04/presa-de-deseperacin.html
http://zonadenoticias.blogspot.com:80/2008/04/hacia-el-estado-policial-titula-csar.html
http://wayrabloggs.blogspot.com/2008/04/alfredo-pita-exige-libertad-de-melissa.html
http://rodolfoybarra.blogspot.com/2008/04/evento-cultural-por-la-liberacin-de.html
http://fr.search.yahoo.com/search?p=Melissa+Pati%C3%B1o&ei=UTF-8&fr=moz2

Le P.E.N. Club du Pérou, toutes les personnes concernées par les droits de l'homme et ce, d'où qu'ils soient, de même que la famille Patiño, essayent d'aider notre poète.
Mais elle a besoin de nous ! L'aide internationale est indispensable.
Je vous prie de bien vouloir signer cette lettre aussi vite que possible.
Pour adhérer à la liberté de Melissa Patiño, emprisonnée par le Régime du Pérou, vous devez me faire parvenir un mail à :

castello.cristina@gmail.com en complétant les données suivantes :
Prénom, Nom
Activité
Ville
Pays

Merci,
Cristina Castello
http://www.cristinacastello.com
-------------------------------------------
Lima, Perú, 2 abril del 2008

Docteur
ALAN GARCÍA PEREZ,
Président constitutionnel de la République du Pérou

Affaire : Nous demandons la liberté immédiate de Melissa Patiño Hinostroza, emprisonnée injustement dans le pénitencier de Sainte Mónica.
De par notre plus grande considération, Monsieur le Président :
Il est très probable qu'étant donné vos multiples tâches et préoccupations en tant que dirigeant, l'affaire qui motive la présente lettre ne soit pas arrivée à votre connaissance, jusqu'à présent, et, peut-être est-ce pour cela aussi, que vous n'y aurez pas accordé plus de signification ou d'importance que cette situation impose.
Pour nous, Monsieur le Président, elle est d'une urgence suprême. C'est pour cette raison qu'avec tout le respect que nous vous portons, nous nous permettons de nous adresser à vous.

Une jeune femme, âgée d'à peine vingt ans, étudiante d'administration de l'Université Nationale, la plus grande de San Cadre, membre d'un groupe culturel qui, entre autres activités, organise des récitals dans le cône sud Lima, et, pour excédent de « malheurs », poète ;
C'était il y a quelques semaines, arrêtée et, aujourd'hui, elle se trouve internée dans ce centre pénitentiaire de sûreté maximale (la Sainte Mónica de Chorrillos), non comme s'il s'agissait d'une délinquante commune, qu'elle n'est seulement pas, mais sous le soupçon infâme d'une chose totalement étrangère à elle, celui de « terroriste » !
Son « péché » : avoir assisté à une activité publique et légitime effectuée dans le voisin pays de l'Équateur.
. Pour avoir dans une représentation de son cercle culturel, en remplaçant - à la dernière heure - le directeur du programme radial qu'elle transmet dans son quartier.
Son délit : être revenu dans un véhicule de transport public, dans lequel voyageaient aussi des personnes auxquelles les policiers « attribuent des liens avec un groupe subversif ». La situation de la poète Melissa est kafkaïenne, c'est-à-dire absurde, insolite, injuste, ironique.

Non seulement nous préoccupe ce fait, Monsieur le Président, mais plus encore, il nous répugne.
Melissa Patiño Hinostroza (on appelle ainsi l'étudiant, presque adolescente encore, qui pourrait être une de ses filles), nous allons le dire avec clarté :
Elle n'est pas impliquée dans quelque chose qui pourrait engendrer un souci et, plus encore, un danger pour l'état. Est-ce un impair blâmable et réprouvable : elle étudie, écrit, favorise culture et rêve.
Rien de plus. Tout ceci est-il estimé comme dangereux Monsieur le Président ?
Nous ne considérons pas raisonnable et encore moins admissible que dans un pays démocratique et civilisé l'exercice de ce qui serait persécution mue par une sorte de paranoïa, puisse acquérir un droit de citoyenneté et de légitimité.

Ce qui arrive à Melissa nous blesse comme poètes, artistes, intellectuels, professionnels, êtres pensants et critiques. Cette situation nous frappe comme des Péruviens, comme personnes. Nous sentons et sommes sûrs qu'il s'agit d'un attentat flagrant des droits de l'homme. Mais, de plus, nous comprenons qu'elle fait mal à la dignité des créateurs, qui pensent, à ce dont ils rêvent ; qu'ils aspirent à un meilleur monde pour tous.

Par cette raison, Monsieur le Président, nous osons exprimer ici notre solidarité absolue avec cette jeune poète, étudiante et promotrice culturelle Melissa Patiño Hinostroza, injustement enfermée dans une prison de notre pays. Non seulement par le droit que les lois peuvent nous octroyer, nous le faisons par la faculté et l'arbitre que le sens commun et l'intelligence nous prodiguent.

Il faut lui s'engager sur notre patrie, monsieur le Président - nous l'invoquons respectueusement - Une raison de plus pour penser qu'il y a encore de l'espoir ; que des erreurs soient commises, mais qu'à temps puisse s'appliquer l'équité ; que la raison, que le bon jugement régit l'exercice du pouvoir sans les émouvoir. Convenons, Monsieur le Président, que la liberté est sacrée et que la jeunesse - de Melissa Patiño et de tous - nous inspire de bons sentiments et non de la perversion.
Que ce mois, qui est celui des Lettres, soit aussi celui de l'intelligence, de la beauté et la liberté.

Nous sollicitons de votre part, de mettre une attention à ce cas, qu'il n'est ni minuscule ni peu important. Et, s'il vous plaît, indiquez à ceux avec qui elle communique, que les autorités et les fonctionnaires qui ont à voir avec le sujet de sa liberté, évalueront au plus tôt avec pondération, lucidité, justice et célérité, la situation du poète citée. Et que sans perte de temps, soit ordonnée sa libération, qui la délivre, parce que c'est son droit et qu'elle ne mérite pas ce déshonneur traumatique.


Le plus grave délit est d'avoir retiré la liberté à Melissa Patiño Hinostroza, une jeune poète une Péruvienne, une citoyenne de notre patrie.

Une geôlière tend des clefs innombrables, / si tu étais ici,
si tu voyais même/ quelle heure ce sont ces quatre murs. / Avec celles-ci nous serions avec celui-là, les deux, / plus deux que jamais. Et ni tu ne pleureras, / dis, libératrice ! (César Vallejo).

Nous vous remercions de votre attention, en ayant confiance en vos bons critères. Très attentivement.

par sterenn
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Vendredi 4 avril 2008
où ?
à la librairie violette and co, ce mercredi 9 avril à 19 heures, à l'occasion des sorties respectives de son troisième journal ( éditions claire paulhan), de sa biographie par emmanuelle rabaillaud-bajac, à travers la voix de la comédienne anne-laure grenon.
à mon avis, ça va être bien !

où ?

102 rue de charonne dans le 11ème, métro charonne (9) ou faidherbe-chaligny (8), bus 46, 56, 76, 86

mireille qui? renseignez vous, manantEs !  (sur ce blog même, livres en libairies)


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Mardi 18 mars 2008
je suis pleine de lentilles et de satisfaction.
par sterenn publié dans : délirium
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Jeudi 13 mars 2008
bein, y'a un problème, y'a plus la place pour la foultitude de vos commentaires, over-blog déconne grave,  info d'importance internationale. Aussi j'ai rien à dire, je vais boire mon café et j'écoute çyann and ben, un truc  bien mais déprimant, ça va parfaitement avec le ciel de paris du jour. ahahahahaha !

par sterenn publié dans : écrire pour rien
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Vendredi 7 mars 2008
J'oubliais cette information capitale qui nappelle pa de réponse:je suis,je cite ma françoise, blanche comme une merde de laitier.


par sterenn publié dans : text o d'enfer
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Mardi 4 mars 2008
par sterenn publié dans : délirium
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Mardi 4 mars 2008
Dimanche 26 janvier 1919
[...]
Depuis vendredi où j'ai souffert de la voir avec ce Maigret insupportable, je ne pense qu' à elle, m'obstinant au charme têtu et délicat de son visage,  à ses yeux couleur de crépuscule, à ses longs cils soyeux qui caressent une joue enfantine,  à son petit nez aux narines palpitantes, et  à la bouche enfin, ravissante, entrouverte sur un sourire couleur de perle qu'elle offre à tous, la tête renversée, avec un battement de cil voluptueux, une irrévérence de petite fille coquette qui fend le coeur, car elle est si menue, si petite, avec des chevilles si fragiles que l'on a tout le temps peur qu'elle n'ait de la peine ou du mal. On voudrait la protéger, l'aimer, la défendre. Cependant, dès qu'elle abandonne son exquise politesse et sa puérilité, dès qu'elle parle de choses qu'elle croit plus sérieuses, c'est elle qui domine au contraire et qui combat. Sa voix très agréable et douce se durcit d'autorité, d'indifférence. On sent qu'elle pense : "je peux commander, dire ce que je veux, je suis riche et n'ai besoin de personne, car mon notaire me défend."
La façon également dont elle donne sa main à baiser prouve toute son assurance, son égoïsme, sa vanité. Il y a de la dureté en elle, toute une armure sous de la soie, une armure camouflée d'enfantillage, car elle redevient si petite par instants, si petite qu'on a envie simplement de l'embrasser et de l'appeler ma petite fille chérie.
Ne pas oublier cependant qu'elle a un intérieur de démon, rouge, or et noir, de tout petits divans durs à sa taille où elle s'étend comme une petite reine, trop douce pour ne pas être infernale et s'abandonner à toutes les voluptés, et qu'il faut se méfier d'elle, de sa grâce trop mièvre, de son changeant sourire, de son autorité suppliante et de sa douceur tyrannique.[...]

Mireille Havet Journal, 1918-1919, éditions claire Paulhan




par sterenn publié dans : lectures
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Mardi 26 février 2008
"Parfois, on peut se contenter d'un univers fictif " dit- elle en contemplant ses affiches sur son frigo.  "Ce qui est bien sur télérama, c'est depuis que je peux télécharger les affiches."
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Vendredi 22 février 2008
une  magnifique histoire de peaux, de souffles, de femmes, comme je n'en avais encore jamais lue, que j'étais niaise  de ne lire d'histoires d'amour qu'hétérosexuelles...  cantonnant la littéature  à  n'aborder  que certains amours, qu'un certain érotisme.  une expérience littéraire extraordinaire, la lecture de "thérèse et isabelle". violette leduc a transformé chaque sensation en mots, un tour de force tout en subtilité, je suis éblouie. 1955 la première édition. quelle idiote !
extraits dès que je retrouve mon exemplaire..

extrait :
"Les petites lumières dans ma peau convoitèrent les petites lumières dans la peau d'Isabelle, l'air se raréfia. Nous ne pouvions rien sans les météores qui nous entraîneraient dans leur course, qui nous jetteraient l'une dans l'autre. Nous dépendions des forces irrésistibles. Nous avons perdu conscience mais nous avons opposé notre bloc à la nuit du dortoir. La mort nous rappelait à la vie : nous sommes entrées dans plusieurs ports. "


par sterenn publié dans : lectures
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Mardi 22 janvier 2008
Après ma prof de librairie qui se dit  claire comme du jus de chique,  c'est au tour de ma prof d'anglais de nous donner  une liste d'expressions à traduire tout aussi interessante qu'un certain jus et comme j'aime partager les bonnes choses  et qu'en soi la liste selectionnée est  assez poétique, la voilà sur lâchtaplum  dans  le simple but de distraire vos neurones. Je vous ai selectionné le meilleur quart , en gras mes préférées, elles comptent doubles ! ( traductions loufoques acceptées)

« c’est inventé de toutes pièces »

« avaler la pilule »

« scier la branche sur laquelle on est assis »

« rester dans le coup »

« avoir une faim de loup »

« les carottes  sont cuites »

« il ne se foule pas la rate »

« il pleut des cordes »

« tomber à l’eau »

« s’en jeter un derrière la cravate »

« ça gaze »

« c’est la fin des haricots »

« rire sous cape »

« voler de ses propres ailes »

« garder une poire pour la soif »

« jeter l’argent par les fenêtres»

« faire une tête d’enterrement »

« avoir un verre dans le nez » 

« tomber sur un bec »

 

Moi je crois que je suis tombée dessus !!!


par sterenn publié dans : devine !!
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