Je découvre qu'il existe des beedies au chocolat, décide de remédier à la desertification avancée de lâche ta plu-plume en jetant ici un petit verre d'eau sur une terre assechée ( l'écran
sous vos yeux), ceci à cause de ma vie de femme extrêmement active (4ème déménagement depuis juin 2006, record de tous les temps) en vous parlant de marguerite. Vous pouvez respirer, je ne
reprousterai plus avant un moment. Je découvre Marguerite à 29 ans, nulle honte. Enfin si, j'avais lu "Moderato cantabile" quand j'étais un bébé (pour le bac) et donc pas un grand souvenir, j'étais
bébé..
Et donc voilà qu'après "La vie matérielle" je m'enfile "Ecrire" et je me dis que c'était une bien grande écrivaine et une femme très seule.
Ce que j'aime par dessus tout : sa pudeur, elle me touche lorsqu'elle parle de choses graves sans jamais se complaire. Ce qui me fait sourire : sa mégalomanie (lorsqu'elle parle d'elle même
à la troisième personne). Ce qui me rend triste : qu'écrire (indissociable de l'être "Marguerite Duras", indissociable de l'alcool, indissociable de la maison) fut autant ce qui
l'aidait à vivre que ce qui la noyait.. L'écriture comme surface de contact avec autrui, comme prison tout autant. Je voudrais et espère me tromper, aimerais que l'écriture ait davantage été ce
qui la guidait. La suite de mes réflexions à ce sujet si jamais je continuais à penser encore un peu.. avant 30 jours, promis !
par sterenn
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Elle l'a dit , elle est terrible !
"Donc voyez, j'écris pour rien. J'écris comme il faut écrire il me semble. J'écris pour rien. Je n'écris même pas pour les femmes. J'écris sur les femmes pour écrire sur moi, sur moi seule à travers les siècles."
Une grande dame de la littérature... tout à fait complaisante.
Margueritte Duras, La Vie matérielle
par sterenn
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écrire pour rien
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"La nature , elle fait n'importe quoi à n'importe qui et elle ne sait même pas ce qu'elle fait, quelquefois ce sont des fleurs et des oiseaux et quelquefois, c'est une vieille Juive au sixième étage qui ne peut plus descendre. "
La vérité sort de la bouche de Momo...
extrait de Romain Gary,
La vie devant soi
par ster
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voilà un blog que j'aime particulièrement parce qu'il me fait rire et que l'on ne ricane pas trop bêtement , enfin si mais qu'est -ce que c'est bien !!!
http://naafo.over-blog.com/
et bien l'article du 5avril 2007 "Instruction civique avant les élections" est à lire, vous pourrez y lire une interview de lilian thuram exprimant ce qu'il pense de monsieur sarkozy.
je sais, vous n'en pouvez plus de ce nom là... et je prêche certainement à des convaincus mais allez voir, ça va à l'essentiel, c'est efficace !
oui, lâchtapluplume s'la joue politique, bein oui, tout est possible.
ster : quel genre de bobo es-tu evan?
evan : je suis un bobobo.
par sterenn
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Je ne savais pas que ce petit caillou m'avait tant parlé... Cette nuit, je relis René Char et je découvre que son caillou était devenu le mien, noyau d'une nouvelle écrite l'an dernier dans
l'inconscience de ce lien. Un peu d'indicible.
"Scrute tes paupières", me disait ma mère, penchée sur mon avant-sommeil d'écolier. J'apercevais flottant un petit caillou, tantôt paresseux, tantôt strident, un galet pour verdir dans l'herbe.
Je pleurais. Je l'eusse voulu dans mon âme et seulement là."
René Char , extrait de
Lettera amorosa
par sterenn
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"Je me souviens d'avoir été laurier - rose et poisson muet." Pythagore
"Le réalisme est une illusion de réalité, le personnage est toujours l'auteur, l'objet est personnage, il est l'auteur, cet arbre que je regarde et décris est touché par la culture, il est Jeanne d'Arc et la retraite de Moscou, nos ancêtres les Gaulois, la Joconde, il est mon oeil." Romain Gary
"Car Je est un autre. Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Cela m'est évident : j'assiste à l'éclosion de ma pensée : je la regarde, je l'écoute : je lance un coup d'archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d'un bond sur la scène.
Si les vieux imbéciles n'avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n'aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s'en clamant les auteurs ! "Arthur Rimbaud - Extrait d'une lettre à Paul Demeny, 15 mai 1871
"Toutes les formes d'amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, - et le suprême Savant ! - Car il arrive à l'inconnu !" Rimbaud, même lettre dite "du voyant"
"L'intelligence universelle a toujours jeté ses idées naturellement" Rimbaud, même lettre
Ce soir, à l'auditorium du musée Fabre, Montpellier, rencontre avec Christine Spianti.
Je ne résiste pas, voici quelques extraits de ses "Notes impersonnelles" :
31
Dispersé, devine ce qui vient à toi, ce qui te suggère, voilà le rêve.
70
Une main nue va tout déplacer.
80
N'ai pas peur de la veille, reprend. Ne laisse pas aller, préfère. Aux vanités identiques préfère le chant. Même tremblant. Tiens-le infiniment. (J'en étais là
quand - la vie même ferait mon bonheur-)
par sterenn
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Catastrophe, dès que je ne nourris plus plu-plume, vous me faites des infidélités, vous vous éclipsez, vous désertez, vous me confondez avec une vieille plume desséchée. Vous pensez trop vite. Voici de quoi lire, ruminer, ce que vous voudrez.
Je lis actuellement la correspondance de v. and v. J’aime bien les appeler ainsi vita sackville-west et virginia woolf. Ma lettre préférée de virginia est encore peut – être celle du 18 février 1927, (vita est en Perse pour ne pas changer), virginia s’y montre amoureuse, espiègle et crue dans l’anecdote relatée, se fardant de mystère, tristement occupée à des tâches aussi passionnantes que « supprimer des virgules » et les remplacer par des points-virgule. La tonalité est d’une grande légèreté. Vita, à la même période, confie son ennui des dîners diplomatiques, ses randonnées au fin fond de la Perse, sa grande nostalgie de virginia, pense à la solitude comme à une délivrance de la vacuité des mondanités (en vraie intellectuelle…) Je m'attache donc quelque peu aux vi et m'en retourne, moi, telle un v banissant rigoureusement (presque) toute mondanité,ne pouvant randonner ni en Perse ni au Québec (pays exotique choisi au hasard), je m'en retourne disparaître dans le grand livre rose.
par sterenn
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Rien
Sans ailes
Je vole à ras de terre
Ignorant le ciel, je ne peux le percer.
Il ne peut m’envahir,
Ne s’infiltre pas dans mes songes,
Puisque je n’en ai point.
Je suis mon absence
Sans peau. Sans fibre.
Sans yeux verticaux
Ombre de mon ombre
Pierre.
Attitude transie
Je suis souvenir, le mien,
Rien
Cristina Castello, à découvrir sur son site :
http://www.cristinacastello.com/
par sterenn
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