Après ma prof de librairie qui se dit claire comme du jus de chique, c'est au tour de ma prof d'anglais de nous donner une liste d'expressions à traduire tout aussi interessante
qu'un certain jus et comme j'aime partager les bonnes choses et qu'en soi la liste selectionnée est assez poétique, la voilà sur lâchtaplum dans le simple but de distraire
vos neurones. Je vous ai selectionné le meilleur quart , en gras mes préférées, elles comptent doubles ! ( traductions loufoques acceptées)
« c’est inventé de toutes pièces »
« avaler la pilule »
« scier la branche sur laquelle on est assis »
« rester dans le coup »
« avoir une faim de loup »
« les carottes sont cuites »
« il ne se foule pas la rate »
« il pleut des cordes »
« tomber à l’eau »
« s’en jeter un derrière la cravate »
« ça gaze »
« c’est la fin des haricots »
« rire sous cape »
« voler de ses propres ailes »
« garder une poire pour la soif »
« jeter l’argent par les fenêtres»
« faire une tête d’enterrement »
« avoir un verre dans le nez »
« tomber sur un bec »
Moi je crois que je suis tombée dessus !!!
Par sterenn
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extrait, pépite d'or trouvée dans une petite flaque :
"Et qu'est-ce qu'elle fait la femme à papa? avait immédiatement demandé Caro qui a toujours eu le souci du détail.
-Des tableaux. Pour mettre sur les murs.
J. P. espérait bien l'amener en douceur à la publicité. ça rapporte. Mais outre que la douceur de J.P. me paraissait objet de doute, le cas était desepéré : Morgane inlassablement peignait le fond
des ruisseaux.
Elle passait des journées entières dans la campagne à scruter les berges, traquer le ruisselet, se pencher amoureusement sur la moindre flaque. Elle
rentrait fourbue avec des photos des croquis des éudes de graviers ou d'algues des essais de grain ou de couleurs qu'ensuite elle comparait, triait, assemblait, superposait, fragmentait
réunissait redispersait à l'infini comme en un kaléidoscope.
Chaque toile était la mosaïque méticuleuse et stupéfiante de petits morceaux d'univers liquide longuement regardés à la loupe. La lumière y rampait coulait
explosait Ou bien elle s'emparait de la matière inerte par capillarité, la portant à incandescence."
Mireille Best, Orphea Trois, 1999
Par sterenn
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Mercredi 19 décembre 2007
Voilà que je range tous ces papiers qui encombrent et que je tombe sur une page volante de journal plus ou moins très intime et que je vous livre donc l'intime :
"16/11/07
Café. Grève. Monde. Le Monde des livres. "Mes sentiments dévoués" Claire Paulhan ou je ne sais plus quoi de dévoué. Etre libraire, être dévouée à la pensée et à la culture, créer ce climat où les
pensées circulent, de la chaleur et de l'énergie, de l'échange, du contact.
Lorsque je lis Nancy Huston sur Annie Leclerc, l'impression de lire ma pensée qui n'avait pas pris le temps de se dire.
Comment ça se fait cette universalité?
"Ne plus quitter ce lieu de l'écriture, accueillant jusqu'à la plus radicale aphonie l'absence de tout lieu. Lieu vivant de mon deuil.
Lieu de l'absence, de la présence dérobée.
Il n'y a d'autre lieu que celui du livre.
La vie est un rêve.
Quand j'étais une enfant, je rêvais de vivre.
Après j'ai vécu de rêves.
Et maintenant je rêve que j'ai vécu."
Il n'y a rien de plus universel que nos rêves.
Je vois dans le monde qui m'entoure l'absence d'issue, il faut lutter pour l'ouverture du coeur et de la tête, manoeuvrer au milieu des tensions avec cette impuissance, ce poids. Il y a un abris
pour l'avalanche en soi.
Annie Leclerc ou Pessoa. Pessoa ou être humain X aurait pu écrire cela. Personne. Ce qui se passe lorsqu'on écrit, on effleure, on tient du bout des doigts une manière de dire, un possible
de quelque chose au fond de soi qui n'a pas de mots ou pas que ceux que l'on choisit.
J'avais écrit un texte intitulé "Lieux !" et cet autre "DésOrdre" et il y avait ces paradis sans lieux faits de moments, ces instants.
Elles me touchent au plus profond. Les amies.
[...] Parfois je ne sais plus si je dois mettre des mots encore, les voler au temps ou les laisser partir, luxe de ce choix.
C'est un moment.
Je suis pleine de devoirs.
Lieu de l'écriture. Lieu.
Je ne sais plus où.
[...]"
Par sterenn
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Quand j'étais petite, genre très petite ( j'étais au CP je crois bien) j'avais une récitation de Samivel à apprendre, je crois qu' yavaient des fourmis pas très sympathiques "pas le temps
pas le temps " disaient -elles tout le temps, et bien comme je me suis transformée en fourmi mais que je suis sympathique , je vous envoie lire la chaussette
http://lachaussetteailleurs.blogspot.com/2007/12/la-chaussette-et-lordre-public.html
Par sterenn
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le moment n'est pas si inapproprié de vous montrer ça :
Fausse manif de droite: «Tous tout seul, tous tout seul, ouais...»
Par Barbara Becht (Journaliste) 17H15 20/05/2007
"Le clergé avec nous"... "Nous sommes fiers/ des violences policières"... "La cul-ture ça donne mal à la tête"..."travail, famille, Sarkozy": une bonne centaine de manifestants
-costume-cravate pour les hommes, tailleur-chignon pour les femmes-, ont scandé ces slogans provocateurs lors de leur fausse manif’ de droite, "en soutien au Président", dimanche après-midi
à Paris.
Par sterenn
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Vendredi 16 novembre 2007
[...] livre sur le vieillissement "sera mon adieu à l'adolescence, mon renoncement à ce que Deleuze-Guattaru appelleront "l'illimitation du désir" et que George Bataille appelait "l'omnitude du
possible", que l'on approche que par le refus indéfini de toute indéterminantion : "Il faut accepter d'être fini : d'être ici et nulle part ailleurs, de faire ça et pas autre chose, maintenant
et non jamais ou toujours (...), d'avoir cette vie seulement." Lettre à D.
trouvaille dans Nancy Huston,
Passions d'Annie Leclerc, Actes Sud, 2007
Par sterenn
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S : Vive la soupe à la carotte !
Par sterenn
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"Il me semble que beaucoup d'écrivains sont ainsi, en alternance hédonistes et dépressifs. Ils voient, mieux que les autres, en quoi et pourquoi il importe de goûter à l'instant présent (ce
repas, cette caresse, ce sourire d'enfant, ce morceau de Schubert joué par Marha Argerich)... mais sont aussitôt happés par l'écriture, cet ailleurs, ce non-lieu par excellence, qui, seule, peut
consigner l'instant. Le jardin est là, et se dérobe : précisément parce qu'il faut le dire, le penser, l'écrire. Nous en jouirons plus tard... seulement le plus tard ne vient jamais; et nous
voilà perpétuellement "en lisière de paradis".
Nancy Huston,
Passions d'Annie Leclerc, Actes Sud, 2007
oui, bien, j'envoie albert pour répondre à nancy et annie :
http://lachtaplum.over-blog.com/archive-4-2006.html
Par sterenn
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Bein, voilà.
Hoyanhn (pour changer un peu) a dit :
"Tu as le droit-l'autorisationd'écrire ce soir."
Ce soir, je refête l'endormissement de l'écriture décidée en mon âme et conscience début septembre et puis mes trente années d'écoulement de la vie déjà sur cette terre.
Ce soir, les hommes tournent encore, just like me.
Lâchtaplum s'endort avec ses quelques trois années sur cette toile, Sterenn (ou moi-même apparemment) continue à observer le monde avec les méthodes du monde : se bourrer la tête de
milliards de notions à articuler entre elles avec logique humaine. J'observe, donc, jouet humaine dans la main des humains le monde humain qui valse dans mes humaines menottes. (Non,
je ne traduis pas).
Je prévois une évasion et un retour dans le temps éternel sans pression ni stress, ceci dans une année, moment où j'atteindrai le zen absolu, éternité dans le temps à peu près ça.
Et puis je prévois un retour de ma plume ici-même avec force conseils de bouquins, trucs et bidules parce que c'est tellement moi.
Sur ces tournissantes30 nouvelles 30dans l'30alambiquementisme de mes 30motsmes incomprehenssiblissimes, je vous abandonne à votre temps plus ou moins humain selon la nature de votre être
occidental, hommes et femmes clignotant de loin en loin sur la toile 30rêvée du monde.
biz30mmes
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