Mercredi 7 janvier 2009
J'avais à me rendre où je savais que je devais m'attendre. A l'interrogatoire.
Durant toute cette journée je descendis souvent sous la terre, je remontais de sous la terre, je marchai sur la terre, je traversai des ponts des heures entières, je longeai des chemins sans nom c'était le printemps je vis un coquelicot tout seul allumé tout en haut de sa hampe je descendis plusieurs fois sous la terre, j'y fus surprise par mes morts, surtout l'un, un de mes fils, auquel je ne pensais plus jamais, et qui me revint de a à z ce jour là, j'ai pleuré parce qu'il n'y avait personne, personne pour pleurer mon chien, personne pour se souvenir de lui, je ne pense plus jamais à lui, je traversai plusieurs fois l'envers de la ville en sens opposé, je voyais le dessous des choses partout il y avait ombre du crime et ombre d'abandon et racines enchevêtrées du bien et du mal.


Hélène Cixous, Le jour où je n'étais plus là, éd. Galilée, 2000.
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Vendredi 26 décembre 2008
bein , lachtaplum fait semblant de mourir et la pub c'est sans mon autorisation.

Vous êtes vous demandé quel objet vous étiez ? Non, et bien, vous devriez :

http://www.everyoneweb.fr/ingrat/

puis cliquez sur psychotest !


si vous en avez marre de ne lire que de la chi-otte, voici, ça c'est quand même pas mal, voire même TB+++

http://www.critique-livre.fr/litterature/de-niros-game-de-rawi-hage/



A plusme mes petitounE-s.


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Mardi 9 septembre 2008
http://lachaussett.free.fr/?p=46
bien, comme vous pouvez le constater, la chaussette me l'a demandé (et comme je suis amoureuse de la chaussette, je peux pas trop refuser), je réveille la pluplum.

bon, alors la règle du jeu c'est de choisir un book à la page 123 et de recopier cinq lignes à partir de la cinquième. Je pratiquais déjà la lecture magique du hasard mais là je vais recopier proprement les plus belles 5 lignes de toutes les pages 123 de la moitié de mes bouquins lus cette année (c'est à dire fort peu). Je dois dire que mimi a encore gagné, talonnée de peu par marguerite duras dans sa "vie matérielle."

écou-lisons mimi :

"On ne voyait partout que leur face large et ces yeux sans pensées, que le reflet de fortunes colossales a voilé d'une lueur métallique. Ils sont sans intelligence et sans curiosité, regardant cette côte qui aurait dû leur paraître une véritable oasis, un coin charmant de repos, de verdure, d'abondance, avec un visage atone de jeunes veaux en wagon."

Mireille Havet, Journal 1919-1924, p.123, éd. claire paulhan, 2005.

bon, alors je dois moi aussi "taguer" 4 personnes, ça fait beaucoup

après maintes réflexion, je tague

evanoune

euh

meltemoune

euh

carolioune

et

johnoune


voici les vraies règles du jeu :

Règlement :

1.Citer la personne qui nous a “tagué”

2.Indiquer le règlement

3.Choisir un livre, l’ouvrir à la page 123

4.Recopier à la 5ème ligne, les 5 lignes suivantes

5.Indiquer titre, auteur, éditeur, année d’édition

6.Taguer 4 personnes.



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Dimanche 17 août 2008
pour celulx (l'histoire du féminin et du masculin, c'est en voie de non réglementation) qui ne savent pas quoi lire : http://www.critique-livre.fr/litterature/blues-pour-julie-de-pierre-pelot/
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Jeudi 10 juillet 2008
après lâchtapluplum, et bien, pour l'instant, il y a les deux petits conseils de bouquins que j'ai envoyé sur un site avec pour nom de grande critique ces trois petites lettres "sln".

les voici, tiens :

http://www.critique-livre.fr/litterature2/mon-maitre-mon-amour-dhoda-barakat/

 (c'est mon livre préféré des deux, mais bon, le deuxième il est bien aussi.)


http://www.critique-livre.fr/litterature2/soyez-snob-lisez-jean-de-la-ville-de-mirmont/


oh et puis, faut que j'aille à la piscine moi.

bzz bzzz


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Lundi 23 juin 2008
oOui, lâchtaplum est dead mais il fallait que je crie une dernière fois : ce livre est génial !!!! j'en suis aux trois quart, mais je sais que ce livre Mon maître mon amour D'Hoda Barakat (chez Actes Sud)  ne me décevra pas car il est déjà un chef d'oeuvre d'intelligence et de sensibilité.

extraits:
" J'arrose l'espace de coups de feu. Je m'enorgueillis de ma force, de la splendeur de mon corps. J'éprouve une immense gratitude tandis que mon regard erre parmi les cadavres. Je ne ressens aucune fatigue; ni lassitude, ni abattement. La route s'étire toujours jusqu'à l'horizon. Les gens ne cessent de sortir des petites maisons et des immeubles bas, bien qu'ils sachent ce qui les attend et me craignent. Ils sortent comme s'ils me demandaient la grâce de les tuer. Juste un instant d'épouvante dans leurs yeux, comme un éclair furtif avant que je tire.
Une musique divine, énorme, remplit l'espace. Une musique descendue de la coupole céleste se répand sur moi comme pour me bénir tandis que je les abats un à un. Le chant des bourreaux entre dans le corps des tués par leur tête éclatée, par les orifices rouge et noir... Le chant des bourreaux ? Je ne suis pas un bourreau. Dieu n'est pas un bourreau quand il anéantit les hommes, purifie la création. Dieu n'est pas un bourreau lorsqu'il envoie les déluges, fait entrer en irruption les volcans, secoue la terre comme un arbre dont les fruits ont mûri jusqu'à la pourriture ultime. La pourriture ultime. "

" Je ne comprends pas la mer. Ni rien d'autre. Je n'avais jamais voyagé. Ni sur mer ni dans les airs. Je n'avais jamais quitté mon pays, ma vie petite, réduite. Qui a enflé comme une tumeur maligne. Comme le ballon des cauchemars qui m'effrayaient."

"Il m'arrive de songer que je suis pour Samia un objet cabossé, ou un papier froissé, qu'il suffirait de lisser. Ou bien un ballon flasque, et il suffirait d'un peu d'air pour le regonfler, pour qu'il retrouve sa rondeur et ses couleurs. Ou une plante d'appartement que ses propriétaires ont oubliée, et un peu d'eau ou d'attention suffirait pour qu'elle retrouve son éclat, sa verdeur, qu'elle reprenne vie, splendeur, et même félicité."

Mais, c'est misérable de balancer quelques citations comme cela ... car c'est un roman formidablement bien construit, au rythme excellent, cruel et sensible à la fois, d'une grande force poétique. Oui, et puis, le côté sad song n'est jamais pesant, ne tombe jamais dans le pathos et le rythme est -encore une fois- trépident ! (un bouquin 4 étoiles, quoi !)

Ces informations étaient assez exceptionnelles pour être hurlées du haut du toit complètement dead de lâchtaplum (jusqu'à nouvel ordre, on ne sait jamais), j'ai pensé que je pouvais les lâcher de toute ma molle vigueur parmi les vivants !
Vous tout-s-e-s qui savez que le temps de lire se vole au nécessaire, et bien, ruez vous dans les librairies !

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Vendredi 23 mai 2008
citation :

"... une odeur trouble montait de la ville avec des rires nerveux, proches des larmes comme le temps."

Mireille Havet, probablement 1922, Journal 1919-1924.


Les histoires de blog finissent, elles aussi. Versons ensemble un petit rire nerveux.


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Dimanche 4 mai 2008
Moi : Tu l'avais lu toi, Lucia Etxebarria ?

Yop : Oui.

Moi : Et tu avais aimé ?

Yop : Oui. J'aime pas Béatriz comme prénom.
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Mercredi 9 avril 2008
"Je vais le garder en attendant de savoir si je le garde" dit-elle en LE rangeant au milieu d'un livre mystérieux.

http://lachaussett.free.fr/?p=14#respond




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Mardi 8 avril 2008
Melissa Patiño accusée de « terrorisme » pour le « délit » de Poésie
Demande urgente de signatures pour sa liberté
(En bas, lettre au Président du Pérou)

La poète Melissa Patiño Hinostroza (20 ans) a été arrêtée et accusée de « terrorisme »
au Pérou.
Son « délit » : avoir participé en tant que promoteur culturel à une rencontre politique de Coordinatrice Continentale Bolivarienne, qui a eu lieu à Quito, Équateur.
Elle appartient au groupe culturel « Cercle du Sud », dont la tâche est d'organiser récitals de poésie à Lima. Melissa prend part aussi à la production d'une émission de radio ; Elle étudie à l'Université.
Son « délit » : être poète, aimer la vie, aimer autrui, aimer un monde juste.
Melissa fut arrêtée par la police péruvienne, lors de son retour au Pérou. La télévision l'a montré ainsi qu'une « terroriste » qui « voulait saboter les sommets de chefs d'État que prépare le Pérou »
Le Président du Pérou, Alan García, ne fait rien d'autre qu'être à genoux face à George W. Bush et sa politique perverse du « terrorisme préventif ».
Melissa est poète, innocente de toute innocence. Elle n'a pas même fait acte de militantisme.
Elle écrit.
Amis, la vie de Melissa est en sérieux danger !
Il faut agir sur-le-champ.

http://sutesector17.blogspot.com:80/2008/04/presa-de-deseperacin.html
http://zonadenoticias.blogspot.com:80/2008/04/hacia-el-estado-policial-titula-csar.html
http://wayrabloggs.blogspot.com/2008/04/alfredo-pita-exige-libertad-de-melissa.html
http://rodolfoybarra.blogspot.com/2008/04/evento-cultural-por-la-liberacin-de.html
http://fr.search.yahoo.com/search?p=Melissa+Pati%C3%B1o&ei=UTF-8&fr=moz2

Le P.E.N. Club du Pérou, toutes les personnes concernées par les droits de l'homme et ce, d'où qu'ils soient, de même que la famille Patiño, essayent d'aider notre poète.
Mais elle a besoin de nous ! L'aide internationale est indispensable.
Je vous prie de bien vouloir signer cette lettre aussi vite que possible.
Pour adhérer à la liberté de Melissa Patiño, emprisonnée par le Régime du Pérou, vous devez me faire parvenir un mail à :

castello.cristina@gmail.com en complétant les données suivantes :
Prénom, Nom
Activité
Ville
Pays

Merci,
Cristina Castello
http://www.cristinacastello.com
-------------------------------------------
Lima, Perú, 2 abril del 2008

Docteur
ALAN GARCÍA PEREZ,
Président constitutionnel de la République du Pérou

Affaire : Nous demandons la liberté immédiate de Melissa Patiño Hinostroza, emprisonnée injustement dans le pénitencier de Sainte Mónica.
De par notre plus grande considération, Monsieur le Président :
Il est très probable qu'étant donné vos multiples tâches et préoccupations en tant que dirigeant, l'affaire qui motive la présente lettre ne soit pas arrivée à votre connaissance, jusqu'à présent, et, peut-être est-ce pour cela aussi, que vous n'y aurez pas accordé plus de signification ou d'importance que cette situation impose.
Pour nous, Monsieur le Président, elle est d'une urgence suprême. C'est pour cette raison qu'avec tout le respect que nous vous portons, nous nous permettons de nous adresser à vous.

Une jeune femme, âgée d'à peine vingt ans, étudiante d'administration de l'Université Nationale, la plus grande de San Cadre, membre d'un groupe culturel qui, entre autres activités, organise des récitals dans le cône sud Lima, et, pour excédent de « malheurs », poète ;
C'était il y a quelques semaines, arrêtée et, aujourd'hui, elle se trouve internée dans ce centre pénitentiaire de sûreté maximale (la Sainte Mónica de Chorrillos), non comme s'il s'agissait d'une délinquante commune, qu'elle n'est seulement pas, mais sous le soupçon infâme d'une chose totalement étrangère à elle, celui de « terroriste » !
Son « péché » : avoir assisté à une activité publique et légitime effectuée dans le voisin pays de l'Équateur.
. Pour avoir dans une représentation de son cercle culturel, en remplaçant - à la dernière heure - le directeur du programme radial qu'elle transmet dans son quartier.
Son délit : être revenu dans un véhicule de transport public, dans lequel voyageaient aussi des personnes auxquelles les policiers « attribuent des liens avec un groupe subversif ». La situation de la poète Melissa est kafkaïenne, c'est-à-dire absurde, insolite, injuste, ironique.

Non seulement nous préoccupe ce fait, Monsieur le Président, mais plus encore, il nous répugne.
Melissa Patiño Hinostroza (on appelle ainsi l'étudiant, presque adolescente encore, qui pourrait être une de ses filles), nous allons le dire avec clarté :
Elle n'est pas impliquée dans quelque chose qui pourrait engendrer un souci et, plus encore, un danger pour l'état. Est-ce un impair blâmable et réprouvable : elle étudie, écrit, favorise culture et rêve.
Rien de plus. Tout ceci est-il estimé comme dangereux Monsieur le Président ?
Nous ne considérons pas raisonnable et encore moins admissible que dans un pays démocratique et civilisé l'exercice de ce qui serait persécution mue par une sorte de paranoïa, puisse acquérir un droit de citoyenneté et de légitimité.

Ce qui arrive à Melissa nous blesse comme poètes, artistes, intellectuels, professionnels, êtres pensants et critiques. Cette situation nous frappe comme des Péruviens, comme personnes. Nous sentons et sommes sûrs qu'il s'agit d'un attentat flagrant des droits de l'homme. Mais, de plus, nous comprenons qu'elle fait mal à la dignité des créateurs, qui pensent, à ce dont ils rêvent ; qu'ils aspirent à un meilleur monde pour tous.

Par cette raison, Monsieur le Président, nous osons exprimer ici notre solidarité absolue avec cette jeune poète, étudiante et promotrice culturelle Melissa Patiño Hinostroza, injustement enfermée dans une prison de notre pays. Non seulement par le droit que les lois peuvent nous octroyer, nous le faisons par la faculté et l'arbitre que le sens commun et l'intelligence nous prodiguent.

Il faut lui s'engager sur notre patrie, monsieur le Président - nous l'invoquons respectueusement - Une raison de plus pour penser qu'il y a encore de l'espoir ; que des erreurs soient commises, mais qu'à temps puisse s'appliquer l'équité ; que la raison, que le bon jugement régit l'exercice du pouvoir sans les émouvoir. Convenons, Monsieur le Président, que la liberté est sacrée et que la jeunesse - de Melissa Patiño et de tous - nous inspire de bons sentiments et non de la perversion.
Que ce mois, qui est celui des Lettres, soit aussi celui de l'intelligence, de la beauté et la liberté.

Nous sollicitons de votre part, de mettre une attention à ce cas, qu'il n'est ni minuscule ni peu important. Et, s'il vous plaît, indiquez à ceux avec qui elle communique, que les autorités et les fonctionnaires qui ont à voir avec le sujet de sa liberté, évalueront au plus tôt avec pondération, lucidité, justice et célérité, la situation du poète citée. Et que sans perte de temps, soit ordonnée sa libération, qui la délivre, parce que c'est son droit et qu'elle ne mérite pas ce déshonneur traumatique.


Le plus grave délit est d'avoir retiré la liberté à Melissa Patiño Hinostroza, une jeune poète une Péruvienne, une citoyenne de notre patrie.

Une geôlière tend des clefs innombrables, / si tu étais ici,
si tu voyais même/ quelle heure ce sont ces quatre murs. / Avec celles-ci nous serions avec celui-là, les deux, / plus deux que jamais. Et ni tu ne pleureras, / dis, libératrice ! (César Vallejo).

Nous vous remercions de votre attention, en ayant confiance en vos bons critères. Très attentivement.

Par sterenn
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