Vendredi 21 août 2009
Alors, pour la rentrée littéraire, deux de mes lectures sortent du lot : BW de Lydie Salvayre et un premier roman  Parquet flottant de Samuel Corto. Pour ces deux, on peut y aller, les déceptions ne peuvent pas être bien grandes. Développement prévu un de ces quatre.
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Lundi 6 juillet 2009
Quand est-ce que je vais rentrer à la maison? Des arbres qui parlent dans une autre langue, des nuages qui ne m'appartiennent pas, le patriarche communique avec la cour céleste au moyen de son téléphone portable : c'est un homme grand avec des petites mains, délicayes, sensibles : elles tiennent les couverts par la pointe, avec la pince de leurs phalanges. Des moines sous une tonnelle : je ne les reverrai jamais plus. A Nuremberg des cathédrales, des églises, l'anneau en or, accroché à des grilles, que l'on tourne pour qu'il porte bonheur. Mon pays très loin d'ici : si je pense à lui, un battement de coeur comme avant un baiser. Après les autographes, pendant que j'écris dans ma chambre, des heures médiévales à une horloge perdue quelque part. Sur mon oreiller un chocolat pour traverser le sommeil, cadeau de la direction. On me tend un marqueur pour signer une affiche avec ma photo dessus : j'en profite pour cacher ces traits qui ne sont pas les miens, pour leur dessiner une moustache. Je crois que mon idée n'a pas plu : ça se voit à leurs yeux encore plus transparents, à une petite crispation bien élevée sur leurs visages incroyablement blancs. Quand est-ce que je vais rentrer à la maison, zut?

extrait de la chronique "Les petits ruisseaux font les grandes rivières" issu de Livre de chroniques IV d' Antonio Lobo Antunes, traduit du portugais par Michelle Giudicelli.


enfin, une lecture à se mettre sous la dent.
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Mercredi 7 janvier 2009
J'avais à me rendre où je savais que je devais m'attendre. A l'interrogatoire.
Durant toute cette journée je descendis souvent sous la terre, je remontais de sous la terre, je marchai sur la terre, je traversai des ponts des heures entières, je longeai des chemins sans nom c'était le printemps je vis un coquelicot tout seul allumé tout en haut de sa hampe je descendis plusieurs fois sous la terre, j'y fus surprise par mes morts, surtout l'un, un de mes fils, auquel je ne pensais plus jamais, et qui me revint de a à z ce jour là, j'ai pleuré parce qu'il n'y avait personne, personne pour pleurer mon chien, personne pour se souvenir de lui, je ne pense plus jamais à lui, je traversai plusieurs fois l'envers de la ville en sens opposé, je voyais le dessous des choses partout il y avait ombre du crime et ombre d'abandon et racines enchevêtrées du bien et du mal.


Hélène Cixous, Le jour où je n'étais plus là, éd. Galilée, 2000.
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Vendredi 26 décembre 2008
bein , lachtaplum fait semblant de mourir et la pub c'est sans mon autorisation.

Vous êtes vous demandé quel objet vous étiez ? Non, et bien, vous devriez :

http://www.everyoneweb.fr/ingrat/

puis cliquez sur psychotest !


si vous en avez marre de ne lire que de la chi-otte, voici, ça c'est quand même pas mal, voire même TB+++

http://www.critique-livre.fr/litterature/de-niros-game-de-rawi-hage/



A plusme mes petitounE-s.


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Mardi 9 septembre 2008
http://lachaussett.free.fr/?p=46
bien, comme vous pouvez le constater, la chaussette me l'a demandé (et comme je suis amoureuse de la chaussette, je peux pas trop refuser), je réveille la pluplum.

bon, alors la règle du jeu c'est de choisir un book à la page 123 et de recopier cinq lignes à partir de la cinquième. Je pratiquais déjà la lecture magique du hasard mais là je vais recopier proprement les plus belles 5 lignes de toutes les pages 123 de la moitié de mes bouquins lus cette année (c'est à dire fort peu). Je dois dire que mimi a encore gagné, talonnée de peu par marguerite duras dans sa "vie matérielle."

écou-lisons mimi :

"On ne voyait partout que leur face large et ces yeux sans pensées, que le reflet de fortunes colossales a voilé d'une lueur métallique. Ils sont sans intelligence et sans curiosité, regardant cette côte qui aurait dû leur paraître une véritable oasis, un coin charmant de repos, de verdure, d'abondance, avec un visage atone de jeunes veaux en wagon."

Mireille Havet, Journal 1919-1924, p.123, éd. claire paulhan, 2005.

bon, alors je dois moi aussi "taguer" 4 personnes, ça fait beaucoup

après maintes réflexion, je tague

evanoune

euh

meltemoune

euh

carolioune

et

johnoune


voici les vraies règles du jeu :

Règlement :

1.Citer la personne qui nous a “tagué”

2.Indiquer le règlement

3.Choisir un livre, l’ouvrir à la page 123

4.Recopier à la 5ème ligne, les 5 lignes suivantes

5.Indiquer titre, auteur, éditeur, année d’édition

6.Taguer 4 personnes.



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Dimanche 17 août 2008
pour celulx (l'histoire du féminin et du masculin, c'est en voie de non réglementation) qui ne savent pas quoi lire : http://www.critique-livre.fr/litterature/blues-pour-julie-de-pierre-pelot/
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Jeudi 10 juillet 2008
après lâchtapluplum, et bien, pour l'instant, il y a les deux petits conseils de bouquins que j'ai envoyé sur un site avec pour nom de grande critique ces trois petites lettres "sln".

les voici, tiens :

http://www.critique-livre.fr/litterature2/mon-maitre-mon-amour-dhoda-barakat/

 (c'est mon livre préféré des deux, mais bon, le deuxième il est bien aussi.)


http://www.critique-livre.fr/litterature2/soyez-snob-lisez-jean-de-la-ville-de-mirmont/


oh et puis, faut que j'aille à la piscine moi.

bzz bzzz


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Lundi 23 juin 2008
oOui, lâchtaplum est dead mais il fallait que je crie une dernière fois : ce livre est génial !!!! j'en suis aux trois quart, mais je sais que ce livre Mon maître mon amour D'Hoda Barakat (chez Actes Sud)  ne me décevra pas car il est déjà un chef d'oeuvre d'intelligence et de sensibilité.

extraits:
" J'arrose l'espace de coups de feu. Je m'enorgueillis de ma force, de la splendeur de mon corps. J'éprouve une immense gratitude tandis que mon regard erre parmi les cadavres. Je ne ressens aucune fatigue; ni lassitude, ni abattement. La route s'étire toujours jusqu'à l'horizon. Les gens ne cessent de sortir des petites maisons et des immeubles bas, bien qu'ils sachent ce qui les attend et me craignent. Ils sortent comme s'ils me demandaient la grâce de les tuer. Juste un instant d'épouvante dans leurs yeux, comme un éclair furtif avant que je tire.
Une musique divine, énorme, remplit l'espace. Une musique descendue de la coupole céleste se répand sur moi comme pour me bénir tandis que je les abats un à un. Le chant des bourreaux entre dans le corps des tués par leur tête éclatée, par les orifices rouge et noir... Le chant des bourreaux ? Je ne suis pas un bourreau. Dieu n'est pas un bourreau quand il anéantit les hommes, purifie la création. Dieu n'est pas un bourreau lorsqu'il envoie les déluges, fait entrer en irruption les volcans, secoue la terre comme un arbre dont les fruits ont mûri jusqu'à la pourriture ultime. La pourriture ultime. "

" Je ne comprends pas la mer. Ni rien d'autre. Je n'avais jamais voyagé. Ni sur mer ni dans les airs. Je n'avais jamais quitté mon pays, ma vie petite, réduite. Qui a enflé comme une tumeur maligne. Comme le ballon des cauchemars qui m'effrayaient."

"Il m'arrive de songer que je suis pour Samia un objet cabossé, ou un papier froissé, qu'il suffirait de lisser. Ou bien un ballon flasque, et il suffirait d'un peu d'air pour le regonfler, pour qu'il retrouve sa rondeur et ses couleurs. Ou une plante d'appartement que ses propriétaires ont oubliée, et un peu d'eau ou d'attention suffirait pour qu'elle retrouve son éclat, sa verdeur, qu'elle reprenne vie, splendeur, et même félicité."

Mais, c'est misérable de balancer quelques citations comme cela ... car c'est un roman formidablement bien construit, au rythme excellent, cruel et sensible à la fois, d'une grande force poétique. Oui, et puis, le côté sad song n'est jamais pesant, ne tombe jamais dans le pathos et le rythme est -encore une fois- trépident ! (un bouquin 4 étoiles, quoi !)

Ces informations étaient assez exceptionnelles pour être hurlées du haut du toit complètement dead de lâchtaplum (jusqu'à nouvel ordre, on ne sait jamais), j'ai pensé que je pouvais les lâcher de toute ma molle vigueur parmi les vivants !
Vous tout-s-e-s qui savez que le temps de lire se vole au nécessaire, et bien, ruez vous dans les librairies !

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Vendredi 23 mai 2008
citation :

"... une odeur trouble montait de la ville avec des rires nerveux, proches des larmes comme le temps."

Mireille Havet, probablement 1922, Journal 1919-1924.


Les histoires de blog finissent, elles aussi. Versons ensemble un petit rire nerveux.


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Dimanche 4 mai 2008
Moi : Tu l'avais lu toi, Lucia Etxebarria ?

Yop : Oui.

Moi : Et tu avais aimé ?

Yop : Oui. J'aime pas Béatriz comme prénom.
Par sterenn - Publié dans : délirium
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